L'église et la paroisse

L'ancienne église et les chapelles

    VIEUX-MESNIL formait déjà en 1186 une paroisse avec Manissart et Hargnies. L'église dépendait de l'abbaye d'Hautmont et une partie de la dîme était reversée à l'abbaye de LIESSIES. Elle produisait en 1397, 48 sous l'an.
    En 1791 VIEUX-MESNIL dépendait de la paroisse de BOUSSIERES.
    En 1846 ce sera l'inverse, BOUSSIERES dépendra de VIEUX-MESNIL.
    Quatre chapelles se trouvaient sur le territoire du village :
            - la chapelle de la Vierge Marie qui, au XVIIIème siècle était contigüe à la cure et avait charge d'une messe par semaine
            - la chapelle du château
            - la chapelle de Mutonis ou Moutoun
            - la chapelle de Sainte Catherine de Onzies

Les oratoires
    Une étude de Monsieur Jean-Noël MARISSAL d'HAUTMONT décrit avec précision les trois oratoires que compte la commune :

        - Jésus et Notre Dame de Miséricorde, 1742
    C'est le plus facile à découvrir. Il est en effet placé au centre du village, au bord du CD 107, face à la rue Haute. C'est un édifice massif.  Il possède deux éléments fort intéressants : d'abord ses trois consoles, dont le seul autre exemple connu se trouve sur la "chapelle ROTY" à BERLAIMONT, et surtout sa grille qui est magnifique. L'artisan, on peut même dire l'artiste, a travaillé le fer forgé d'une très belle manière, faisant apparaître dans la partie haute, un rappel de la dédicace.

Sur la grille            I            H               S         (Jesus Hominum Salvator)
                        N        D            D            M    Jésus sauveur des hommes

Sur l'oratoire         Notre Dame de Miséricorde
                            Priez pour nous   1742

        - Notre Dame de Bonsecours, 1826
    Il est érigé dans un hameau situé assez loin du centre du village, le Trieu Audin. Il a subi plusieurs réparations puisque le fût est refait en moellons et que quelques briques forment le dos de la construction. L'environnement est très fleuri, ce qui prouve qu'il reste en dévotion. Une plaque de marbre rappelle que l'on a fêté son centenaire, lors d'une procession ou d'un pèlerinage. Par exemple
                    Notre Dame de Bonsecours priez
                    pour nous     RAMJ            1826
    Sur une plaque de marbre ajoutée, on peut lire :    
                    souvenir
                    anniversaire
                    1826-1926

        - Sainte Vierge, 1921
    Ce dernier monument se trouve chez Monsieur LIENARD, 15 rue Haute. Il a été implanté à côté de la maison, lors de sa construction en 1921 (la date est inscrite sur le mur de la grange). Le fût est en briques, tandis que la niche est en pierre. Elle a la forme d'un dais, comme celle de CLAIRFAYTS. La grand-mère de Monsieur LIENARD se souvenait qu'une banderole à la gloire de la Vierge était tendue le long de la grille bordant le perron, devant l'habitation, lors des processions annuelles du 15 août. Seules des initiales ont été gravées dans la pierre : les premières sont celles des anciens propriétaires F(FAUVIAU) et C(CAILLAU), les autres sont restées mystérieuses.

L'église SAINT-MARTIN
    L'église actuelle a été construite de 1852 à 1855 (décision prise le 6 mai 1852 et réception des travaux le 3 décembre 1855 par M. FIEVET, Architecte à AVESNES et par l'Abbé BOITIAUX). Les travaux ont été éxécutés par M DELAHAYE de FEIGNIES et M MARCHIPONT de LA LONGUEVILLE, entrepreneurs pour un montant de 20 000 francs.
    Cette nouvelle église n'a pas été reconstruite à la place de l'ancienne, tombée en ruines, qui avait été érigée à l'emplacement de l'actuel cimetière, le choeur était tourné au Nord alors que l'église d'aujourd'hui a le choeur à l'Est et l'entrée à l'Ouest.
    Les matériaux de l'ancienne église ont servi à la construction de la nouvelle mais il reste, dans le mur d'une maison rue de l'église, deux pierres particulières, sculptées d'un visage humain.
    Il s'agirait, d'après un expert de la DRAC, de corbeaux en pierre bleue qu'on trouvait dans les églises romanes. Ceux-ci faisaient saillie à l'intérieur de la nef et recevaient une poutre.
    Une autre hypothèse s'est fait jour après une visite du château du Fosteau en Belgique. Le manteau d'une cheminée y est supporté par des pierres bleues sculptées ressemblant étrangement à celles situées dans le mur rue de l'église. Le château du Fosteau est celui de Vieux-Mesnil ayant appartenu à la même famille, celle de SARS.
    Une grille en fer forcé (aujourd'hui disparue) a été placée devant l'église, pour délimiter la place de l'église, en 1858 par J.Hubert PARADIS, Maréchal Ferrant.
    C'est pendant son ministère que les soeurs de la Sainte Union du sacré coeur de Jésus et Marie, en août 1907, prirent le chemin de l'exil (loi de 1905) vers Aulnois-Quévy en Belgique.
    
LALOUX            1908-1913            DELSART            1913-1922
PRUVOST C.    1922-1923            PIETERSOONE    1923-1926
DEBAENE        1926-1927      
 
   
    Curés de VIEUX-MESNIL desservant HARGNIES
MOULARD        1927-1933           DERRUDER        1933     
PARINGAUX      FOURLEIGNE

    Prêtres non résidents dans la commune
LEAUTE                                        D'HENDECOURT
DELBOUILLE-GRIFFON                 BOUTTEAU
MAURAGE

    ll est à signaler un prêtre né à VIEUX-MESNIL : l'Abbé COUTURE Jean-Philippe né le 22 mai 1745 de Pierre François et d'Anne Josèphe CARNOY. Il fut curé de DAMOUSIES en 1802. Il mourut en 1829.

Le monument aux morts
    Par délibération en date du 20 mai 1920, le conseil municipal a décidé l'érection d'un monument à la mémoire des enfants de la commune tués lors de la guerre 14-18. Le Président Alexandre MILLERAND accepta la demande le 8 février 1921. D'un montant de 4 000 francs, le monument fut payé pour moitié par la commune et pour moitié par une souscription. Monsieur BAVAY-LIXON, artisan à PONT SUR SAMBRE le réalisa en pierre de granit de Soignies. Il était érigé sur une base carrée de 1,70m de côté et s'élevait à 4m.
    Seul le nom d'une victime civile du conflit 1939-1945 a été ajouté.
Comments